Comment gérer le stress avant et pendant les matches
Certains matchs étiquetés "importants" sont synonymes de nuits d'insomnie, de boules au ventre, de tension nerveuse et d'irritabilité. Ce sont là les manifestations classiques du stress d'avant-match. De même, sur un point ressenti comme "important", le stress peut frapper sous la forme du "petit bras",des sueurs froides ou du cœur qui s'accélère. Tout à coup, le joueur devient paralysé par l'enjeu ou se précipite en perdant toute lucidité. C'est le stress qui survient en cours de match sous la pression du moment.
Et pourtant, à priori, le stress c'est bon !
En effet, le stress est une réaction naturelle de l'organisme pour s'adapter à une instabilité de l'environnement. Quand tout est stable autour de moi, je n'ai pas besoin de m'adapter, il n'y a donc pas de place pour le stress. Par contre, dès qu'il y a nécessité pour moi de réagir, mon organisme sous l'effet du stress va commencer à se préparer à l'action grâce à une activation neurophysiologique générale. Le bon stress, c'est quand l'intensité de ma réaction est en rapport avec la situation à affronter. Le mauvais stress correspond à une mauvaise évaluation de la situation par surestimation ou par sous-estimation. La surestimation génère un hyperstress : pour affronter une fourmi, j'envoie une division blindée. La sous-estimation entraîne un hypostress : pour affronter l'armée de Gengis Khan, je me présente en chaussettes, les mains dans les poches. Dans les deux cas, ma réponse est inadaptée.
Bien gérer le stress, c'est être capable de se trouver dans sa zone d'activation optimale pour agir. Pour cela, il faut bien se connaître. Certains joueurs sont efficaces quand ils sont "speed". Leur niveau d'activation doit être élevé sans pour autant aller trop haut.
D'autres joueurs sont performants quand ils sont "cool". Leur niveau d'activation doit être plus bas. Là aussi sans excès, car sinon l'endormissement n'est pas loin.
Les 7 outils pour gérer le stress.

Connaître le jeu de son adversaire. Repérer le lieu du match.
Faire son sac. Vérifier ses raquettes. Imaginer différents scénarios.

Prendre un moment avant le match pour se concentrer en faisant abstraction de l'environnement. Aux changements de côté, fermer les yeux ou se mettre la tête sous une serviette.

Avant le match écouter de la musique ( walkman, autoradio... )
Entre les points ou aux changements de côté, chanter dans sa tête.

La veille d'un match, pour bien s'endormir, lire un bon bouquin.
En cas d'attente avant un match ou entre deux matchs, se mettre la tête dans une lecture ( BD, livre, magazine )

Ne pas donner au match plus d'importance qu'il en a.
Vu de la planète Mars, à quoi ressemble mon match ?
Dans 100 ans, que restera-t-il de l'importance de mon match ?

Pendant les 5 mn d'échauffement, se concentrer sur l'expiration dans la frappe. Entre les points et aux changements de côté, penser à respirer profondément en respiration ventrale.

Prendre les difficultés ou les événements imprévus avec le sourire.
Ces 7 "outils" permettent de faire redescendre l'hyperstress.
Pour faire remonter l'hypostress, il suffit de se motiver, par exemple en se fixant des objectifs de match...
Et maintenant, bon stress !
Antoni GIROD

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